[Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

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    Haganeren

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    [Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

    Message  Haganeren le Mer 3 Fév - 3:55

    Les Castlevanias sur GameBoy

    Les trilogies GBA, DS, la trilogie originale NES, le célèbre Castlevania IV ou Symphony of the Night. Tant de jeux qui sont au cœur de tout fan de chasseurs de vampire. Même les épisodes PS2 voir Nintendo 64, bien plus critiqués sont suffisamment connu pour faire l'objet de débat variés. Il existe cependant une trilogie de Castlevania assez oublié, celle distribué sur la première console portable à cartouche de Nintendo : La fameuse GameBoy. Quel injustice ! Que nous réserve cette trilogie de jeu souvent décrié comme médiocre auprès des différents fans.




    The Castlevania Adventure


    Version : Anglaise
    Développeur : Konami
    Sortie : 1989
    Plateforme : Game Boy
    Genre : Action/Plateforme

    1989, sortie de la GameBoy. On voit que Konami y croyait depuis le début puisque le jeu sort à peine 6 mois après la commercialisation de la GameBoy, au Japon. (Et était disponible limite dès le line-up européen) Il est connu comme étant probablement l'un des voir LE pire Castlevania « action/plateforme » ayant jamais été fait.... Rien que ça.

    Seulement, il est sortis après Castlevania II sur NES donc la série était sans doute dans une passe assez difficile ce qui excuse un peu son statut... Regardez, il commence bien pourtant, c'est l'histoire de Christopher Belmont qui doit péter la tête à Dracula. Génial ! Testons un peu ce pauvre jeu incompris.

    Action Vampire

    Bon, pas si incompris que ça en fait... Les Castlevanias jusqu'à présent ont jamais été un canon de rapidité mais là, c'est prendre le concept un poil trop au pied de la lettre ! Alors mon truc, personnellement, c'est d'y jouer plutôt sur émulateur et de mettre du wide screen qui étire les pixels, on a l'impression d'aller plus vite !

    Nan, au delà de ça, la maniabilité n'est vraiment pas bonne. Le fouet de notre ami Christopher Belmont, semble encore plus lent que d'habitude et le saut pas réellement fantastique non plus. Le personnage est plus grand à l'écran, sans doute pour qu'il soit visible sur la GameBoy et les sauts paraissent donc plus bizarre que dans la version originel. Il y a des détails extrêmement lourdingue comme le fait qu'une fois que l'on tape au fouet debout on ne peut pas se baisser avant que le fouet revienne alors que c'est possible de passer de l'état baissé à debout tout en frappant peinard.


    Des boules de feu, super !... Tant que ça dure...

    Mais surtout, les contrôles sont particulièrement raide et le fouet semble également très lent. Cela implique d'anticiper bien plus les adversaires que dans un Castlevania habituel et nous verrons par la suite que ce n'est pas si simple... Avec ça, le système d'upgrade de fouet a changé ! A son niveau maximum, le fouet tire des boules de feu ce qui donne une sacré attaque à distance ! Pour compenser cela, les développeurs ont cru bon de faire rebrousser l'arme de « niveau » à CHAQUE fois que l'on se fait toucher...

    Alors ok, c'est vrai que dans un Castlevania classique, tu te baladais très rarement avec le fouet simple et tu trouvais immédiatement au moins une upgrade. Du coup, on peut penser que le fouet simple sert tout bonnement à rien. Ce système a au moins l'intérêt de mettre le système d'upgrade au centre de votre stratégie vu qu'un ennemi qui se bat en 2 coups de fouet LV3 s'en bas en 8 au niveau minimum ce qui est infaisable sans prendre de coup !


    J'ai le pire fouet du jeu et si je m'éloigne trop de lui pour esquiver ses coups il respawn.
    A l'aide !

    Vous me direz, suffit de ne pas se faire toucher non ? Oui mais...

    Portable Despair

    Honnêtement quand j'ai commencé le jeu, je n'ai pas trouvé les défauts si choquant que ça. Oui c'est un peu lent, oui les contrôles sont un peu retord, oui faut faire gaffe par rapport au fouet... Mais bon ça se jouait et ça restait sympathique...

    Mais voilà, le jeu ne consiste qu'en 4 misérables niveaux, du coup la difficulté est plus ou moins réglé comme ceci :
    Level 1 : Supra Easy
    Level 2 : Moyen
    Level 3 : Chaud
    Level 4 : Ultra Over Deadly Hardcore of the Ultimate.

    Bref, la bonne vielle technique de faire un jeu ultra dur quant on veut pas que le mec se rende compte qu'il a foutu son argent dans une durée de vie famélique... Là, c'est un peu porté au niveau extrême avec notamment un Level 4 à en faire pâlir Mountain Path de Castlevania 3 remplis de pattern à retenir, 4 checkpoints et 3 vies pour tout faire dernier boss inclut. Yeah !

    Et c'est dans ces deux derniers niveaux (qui ont constitué 80% de mon temps passé sur le jeu) que les défauts de maniabilité deviennent juste à PLEURER. Que ce soit ces ralentissements exaspérants lorsqu'il y a plus de deux ennemis sur l'écran, les défauts mentionnés plus haut ou cette pure hitbox mal foutue, vous allez rager sur les derniers niveaux !...


    Nan mais D'OÙ je me fais toucher là ?

    … J'ai peut être pas été clair... Mais euh, vous allez VRAIMENT rager et perdre votre temps sur un jeu dont je ne pensais que du bien au début et qui m'a vraiment dégoutté pour le coup. A l'époque, c'est vraiment très très très très mal passé... Et les mecs ils étaient habitués à des jeux bien plus dur qu'aujourd'hui en 1989. Le système de continue est assez classique dans le fond, 3 vies avec checkpoints dans le niveau et un GameOver oblige à recommencer tout le niveau. Mais les niveaux de Castlevania Adventures ont une certaine tendance à être plutôt long.

    Transylvanie 8 bits

    Il y a des jeux où l'on persiste à jouer uniquement pour leur ambiance. Et Castlevania est notamment connu pour en posséder une vraiment épatante ! Les graphismes sont donc quelque chose qu'il est encore moins conseillé de rater qu'un Mario ou un Megaman. Malheureusement, les jeux de la première génération Game Boy n'était pas bien beau et celui ci ne fit pas exception. Même à l'époque de la sortie, les reviews le décrivaient comme particulièrement peu somptueux d'un point de vue graphique ce qui est assez dommage en soi. En réalité je pense que le jeu n'a pas de si mauvais graphismes notamment niveau background, mais Castlevania a une atmosphère tellement ancré dans son ADN que le peu que l'on voit ici n'est clairement pas suffisant.

    Autant dire que l'ambiance qui avait fait le succès du premier Castlevania en prenait un sacré coup, même les boss sont dans le fond bien moins cool que ce qui a été présenté lors du premier opus et je ne parle même pas des « subweapon » qui ont toujours été présente tristement absente de cet opus. Mais croyons le ou non, tout n'est pas à jeter dans cet opus.


    J'adore ce gimmick du Level 3 qui fait se rapprocher le sol et le plafond pour écraser le joueur.
    La lenteur du personnage est ici véritablement source d'amusement vu qu'on veut se dépêcher avec ce timer très visuel.

    L'ambiance, notamment, est sauvée par la légendaire OST des Castlevania. Il semblerait que décidément, que ce soit le 2 ou celui ci, autant le 3 a dû se faire attendre pour que Castlevania soit définitivement synonyme de qualité, autant les mélodies ont toujours su démarquer et être particulièrement mémorables.

    Donc oui, les 4 stages présentent tous des thèmes particulièrement entraînants (Battle of the Holy, Death Fair) ou plus sombre (Darkness). Notons cependant une musique de boss un peu wtfesque pour le coup. Mais de manière générale, la musique était bien l'une des rares choses pour me réconforter dans ce jeu de fou.

    Light in the box

    Ce n'était cependant pas la seule, en effet il y a un peu de lumière au bout du tunnel. Si les programmeurs ne maîtrisaient de toute évidence absolument pas la machine de Nintendo et que le jeu a été tellement rushé que seul 4 niveaux ont pu être produit, quitte à augmenter la difficulté au maximum pour les derniers, il faut bien reconnaître de très bonnes idées de la part des développeurs qui deviendront pour certaines une sorte de « marque » pour la trilogie mal aimé des opus Game Boy.

    Typiquement, le coup de la boule de feu sur le fouet est une plutôt bonne idée. (même si cela fait un pauvre remplacement pour les subweapons) Ensuite, l'écran de la GameBoy et sa faible mémoire oblige les développeurs a penser leurs Level Design en plus compact. Fini les escaliers, voici des cordes ! Ainsi, beaucoup de passage sont pensé en terme « d'épreuve plateforme » organisé sur un écran sans scrolling ce qui est assez particulier compte tenu de la série... Mais pas désagréable.


    Ne nous y trompons pas, Konami sur GameBoy était clairement sur la corde raide.

    Le jeu se permet même d'être particulièrement inventif sur les pièges que rencontrera le joueur. Les ponts s'effondre, les plafond se rapproche, les lances sortent des murs et servent de plateforme bref, les développeurs ont vraiment l'air d'avoir voulu tout faire pour que chaque niveau soit mémorable, quitte à en avoir si peu et ça, c'est juste vraiment cool.

    Worst Classic Castlevania Ever ?

    Sûr, Castlevania Adventure ne possède pas que des défauts, son OST et ses bonnes idées lui permettent de se dégager quelque peu du fond du gouffre... Cependant il faut reconnaître qu'on prend peu plaisir à manipuler notre personnage, surtout à notre époque et même en comparant avec l'épisode NES. Les ralentissements sont vraiment insupportable et un grand nombre de petit défaut entachent la maniabilité.
    Histoire d'arranger le tableau, la difficulté des derniers niveaux ne font pas dans la dentelle pour dégoûter le potentiel joueur. Oh, il est vrai qu'à l'époque, on jouait plus aux jeux pour... Ben... « Jouer » que pour véritablement les finir.

    Mais de nos jours cependant, il restera pour beaucoup le mouton noir de la série des Castlevania.



    Dans un monde alternatif où les contrôles seraient bon, les épreuves de plateforme comme dans cette salle aurait pu être un plaisir... Mais hélas...


    Dernière édition par Haganeren le Mer 3 Fév - 11:57, édité 2 fois
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    Haganeren

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    Re: [Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

    Message  Haganeren le Mer 3 Fév - 3:55

    Castlevania II : Belmont's Revenge


    Version : Anglaise
    Développeur : Konami
    Sortie : 1991
    Plateforme : Game Boy
    Genre : Action/Plateforme

    La qualité de Castlevania Adventure a toujours été plus ou moins excusé par la date de sa sortie. Je rappelle à titre indicateur qu'il est sortis juste avant Castlevania III se qui en fait la cinquième entrée dans la série après Haunted Castle. De plus, les premiers jeux sur GameBoy avaient des limitations techniques très repérables, même si il est clair que Tetris ou Mario Land de la même période sont des jeux bien plus amusant.

    Bref, malgré tout, Castlevania Adventure a suffisamment marché pour que Konami décide de retenter le coup sur la console portable de Nintendo en 1991.  Entre temps, le troisième opus a été montré et le quatrième sur SNES montre déjà ses images plus qu'aguicheuse et sortira en fin d'année.

    Toi aussi mon fils ?

    Christopher Belmont a tué Dracula dans l'épisode précédent, à savoir bien évidemment Castlevania Adventure... Mais même la fin de ce jeu montre que Dracula n'a été qu'affaiblis par cette confrontation. (N'est pas Simon qui veut...) Il profite de sa forme affaiblis pour capturer et transformer Soleiyu, le prochain héritier de la famille des Belmonts en puissant démon juste alors qu'il allait devenir adulte.


    Déjà tu vas parler mieux que ça à ton père toi...

    Soleiyu profite alors de ses pouvoirs divins pour cacher le château de Dracula au moyen de 4 autres châteaux avec un démon déposé par lui même. Il est temps pour Christopher de reprend le fouet et de s'en aller délivrer son fils... Et la Transylvanie.

    La petite originalité du jeu (plus ou moins maladroitement placé dans le scénario d'ailleurs...) vient du fait que le joueur peut effectuer les quatre premiers château de départ dans l'ordre qu'il désire un peu à la manière d'un Megaman afin de débloquer un niveau final plus long.

    Wipping them all... With Smile !

    Et là... Ouah... Mais oui ! La différence se fait immédiatement ressentir, la maniabilité a été LARGEMENT amélioré. D'un coup, le laborieux Castlevania Adventure paraît bien loin lorsque l'on goûte à Castlevania 2 : Belmont's Revenge.

    Le saut beaucoup moins awkward, le fouet plus rapide, le personnage peut plus s'approcher du bord sans peur de tomber (limite c'est un peu abusé...) sur les bords des plateformes, hitbox replacé sur le personnage du jeu (ah ah...) et même une vitesse de déplacement un peu boosté. Le jeu paraît bien plus maniable que son ancêtre, beaucoup plus finalisé et testé et au final ça change la vie !


    Vous aurez l'opportunité de manier votre personnage dans l'un de ces 4 châteaux.

    Le jeu se targue même d'améliorer le gameplay autour des cordes, on y monte plus rapidement, on peut se laisser glisser en maintenant B et Bas enfoncé. On peut même frapper les adversaires avec son fouet tout en s'y cramponnant ! Dans le genre « bon retour » notons que les armes secondaires sont de la partie cette fois... Enfin, deux d'entre elles : la hache et l'eau bénite.... La hache est VRAIMENT plus utile à mon sens mais hey.

    Parlant de fouet, ses améliorations jusqu'à la boule de feu sont toujours présente et se faire toucher par un ennemi ne le downgrade plus ! C'est devenu un effet spécial seulement présent lorsque certains ennemis vous touche donc la mécanique reste encore là et beaucoup plus agréable. De manière générale, on a l'impression que Konami a regardé absolument tout ce qui pouvait être frustrant ou agaçant dans le premier opus et a changé la chose, ne gardant que les bonnes idées.


    Ici, Konami prouve qu'il avait tout de même plus d'une corde à son arc !

    Enfin, le jeu propose des mots de passe contrairement au premier opus qui devait être fini en un run...

    Reboot Mécanique

    Il est assez amusant de constater que cet opus conserve la quasi totalité des bonnes idées initiés dans Adventure. La boule de feu, les cordes à la place des escaliers et aussi les idées de Level Design de manière générale. En soi, plus qu'un nouvel épisode, on a vraiment l'impression d'une remise en question qui montre totalement le potentiel que pouvait avoir le premier opus. Ainsi, les ennemis sont souvent assez similaire même si le plus souvent simplifié.

    Par exemple, il y avait cet ennemi très agaçant qui tirait des boules rebondissantes sur les murs. Il est toujours présent mais les boules vont bien moins vite. Ainsi, toute la force de Adventure se voit offrir une nouvelle vie dans Castlevania II : Belmont's Revenge ! (Mis à part le gimmick du Level 3 hélas. C'était le plus impressionnant ! )


    Conscient de son support, Konami continue à faire des petites séquences plateforme sur un seul écran sans scrolling.
    Beaucoup plus facile ces moments sont globalement plus sympas.

    Dans le négatif, cependant, j'ai trouvé au final assez peu d'idée « inédite » dans cet épisode, toute ou presque ont été inventé dans Adventure ce qui la fout tout de même un peu mal... L'un des rare truc ajoutés cependant sont les chemins alternatifs sur certains niveaux. Pas grand chose à dire sur ces derniers, c'est souvent assez court donc ça fait plus « petit bonus » sympathique que véritable qualité.

    Du coup, cependant, cela permet d'avoir des Level Design qui paraissent un peu plus complexe et intéressants que précédemment. D'ailleurs, je suis un peu mauvaise langue, le jeu a tout de même ce passage très mémorable où détruire tous les chandeliers de l'écran (où sont habituellement planqué les bonus du jeu à récupérer) fait assombrir l'écran et plonge le joueur dans le noir. Vraiment une idée géniale qui prend l'habitué de court ! On peut aussi noter les cordes qui tournent et entraînent le joueur vers le haut ou vers le bas avec le challenge qui va avec. Certaines salles gardent un peu ce concept d'avoir des écran statique de challenge plateforme mais améliore grandement la chose. Si Belmont's Revenge utilise beaucoup d'idée déjà vu précédemment, il permet au moins de l'apprécier en l'exécutant d'une façon sans conteste supérieur ce qui est honnêtement déjà plus que satisfaisant.

    Boost Technique

    Bien sûr, il n'y a pas que la maniabilité et le Level Design qui a été arrangé pour l'occasion. Le frame rate désastreux du premier épisode est déjà totalement éliminé... C'était le plus important. Pour le reste, le jeu est bien plus léché graphiquement que son prédécesseur. Les décors sont largement plus jolis et on ressent quelque fois ce souffle de Castlevania... Un peu, malheureusement même si on sent que la GameBoy est vraiment bien utilisé, on est loin de ce que l'on avait pu voir sur NES auparavant et ça manque toujours un peu. En attendant, les animations des différents ennemis et même leurs morts sont bien mieux faites.

    D'ailleurs, si la GameBoy semble ne pas pouvoir complètement reproduire cette ambiance gothique que l'on aime tant, les développeurs semblent avoir de toute façon plus ou moins abandonné l'idée ! Les différents châteaux à visiter ont des thématiques de roche, glace ou plante ce qui en fait un opus beaucoup plus "fantastique" et bien moins gothique à part évidemment au château final.


    Sans doute le plus joli passage de toute cette trilogie !

    Vu que de toute façon, on aurait pas pu apprécier sur GameBoy, le choix n'est pas si mauvais et on ne se préoccupe pas tant de la chose (Là où ça m'a plus dérangé dans un Portrait of Ruin typiquement.) mais il reste vrai que l'ambiance est rarement notable. Cela se retranscrit aussi pour la musique qui, tout en ayant ses propres perles est l'OST qui m'a le moins convaincu de toute la trilogie GameBoy.

    Game Boy 2 : Konami's Revenge

    Parti de l'un des pires jeux d'action de la console, Konami a réussi à faire une suite parfois cité comme l'un des meilleurs jeu d'action/plateforme de la console et dieu sait comme elle en a eu ! Il est à la fois la renaissance du premier Castlevania Adventure et son antithèse puisque je l'ai trouvé bien moins imaginatif et avec une OST moins convaincante. (soit les seuls qualités du précédent)

    Cependant, à jouer, il est évident que cet opus est à privilégier. La majorité des idées du premier opus sont ici sublimé même si cela ne vaudra jamais un Castlevania classique sur console de salon à mon sens mais il est suffisamment plaisant pour être apprécié. Cool !


    J'ai peu parlé des boss dans Adventure, fort peu mémorables.
    Ici, ils sont bien plus complexes et vont, tout comme le jeu en général, globalement dans la bonne direction.


    Dernière édition par Haganeren le Lun 9 Mai - 20:37, édité 3 fois
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    Haganeren

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    Re: [Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

    Message  Haganeren le Mer 3 Fév - 3:56

    Castlevania : Legends


    Version : Anglaise
    Développeur : KCEN
    Sortie : 1997
    Plateforme : Game Boy
    Genre : Action/Plateforme

    Les Castlevanias GameBoy traverse l'histoire de la GameBoy Originel de part en part. Si le premier épisode fut l'un des premiers jeux de la console, ce dernier clôture assez son existence puisqu'il est sortis en fin 1997 au Japon et en 1998 chez nous. Non seulement il débarque prêt de 6 ans après Castlevania II : Belmont's Revenge mais en plus à cette époque, tout le monde attendait plutôt la GameBoy Color qui n'allait pas tarder à arriver. De manière étrange d'ailleurs, il faudra attendre la GameBoy Advance en 2001 pour revoir un épisode portable de Castlevania, aucun épisode ne sortit exclusivement sur Game Boy Color.

    New Engine... New Serie ?

    Étant donné le laps de temps, il est normal que l'équipe des deux premiers épisodes soit dissoute depuis... Dommage, vu que son dernier épisode était plutôt sympas. Le développement du jeu fut confié à la nouvellement crée « Konami Computer Internement Nagoya » (KCEN) qui comprend des membres ayant participé au tout frais Symphony of the Night. On sent vraiment que le moteur est totalement différent des anciens épisodes. Le personnage et son fouet sont bien plus petit, et les sauts changent totalement de physique... Nous avons donc ici un Castlevania où le personnage possède un « air control » impeccable. C'est à dire que l'on peut corriger son saut une fois qu'il est lancé, une feature que aucun Castlevania ne se permettait d'avoir... Jusqu'à Symphony of the Night. (Et peut être Castlevania IV dans une moindre mesure)

    Nous ne dirons pas non à plus de confort après tout non ? Après le personnage semble plus lent que dans Belmont's Revenge ce qui est un peu curieux, le fouet est également beaucoup plus court... Contrairement à avant aussi, Legends a globalement un feeling un peu désagréable sans que j'ai pu vraiment mettre le doigt sur quoi. Un truc qui a définitivement participé à cette impression est le comportement du personnage lorsque l'on saute dans un plafond... Le personnage se met alors à passer à travers et à arrêter tout mouvement horizontal pour ne conserver que le vertical... Ce qui des fois entraîne la mort..


    Là par exemple je suis mort puisque tout mon momentum horizontal est brisé par le plafond...
    Dur, la vie d'une femme passe muraille...

    En réalité, ça ne sert pas à grand chose de comparer Legends avec ses prédécesseurs mis à part peut être que la possibilité de tirer des boules de feu lorsque l'upgrade de fouet est au maximum.... Mais à part ça, rien à voir ! Déjà, quelques nouveaux systèmes sont mis en place, les subweapons sont à présent des armes que l'on peut choisir dans le menu mais qui consomment des cœurs. On a notamment une potion qui soignera toujours tant que le joueur possède 22 cœurs, une arme un peu pétée qui n'est équilibrée que par des checkpoints avant les boss ne permettant PAS d'avoir 22 cœurs. Des choses que l'on utilisera donc plutôt dans les niveaux... Si on y pense. De l'autre coté, la barre sous votre vie n'est PAS la jauge de vie du boss mais bien la jauge de... euh... Special du joueur. Appuyer sur A et B et même temps permettra d'être soudainement invincible temporairement et de se déplacer beaucoup plus vite. On pourra se dire que c'est à utiliser surtout contre les boss mais en réalité certains passages de niveau semble avoir été designé spécialement pour tirer partie de cette partie (et sont donc particulièrement agaçant à passer « normalement » ). Ne faites donc pas comme moi en oubliant complètement cette feature pendant tout le jeu, vous le regretteriez amèrement...

    Bref, vous l'aurez compris, Castlevania Legends remet tout à plat et est totalement différent... Venant d'une sorte de sous team de Symphony of the Night cette remise en question n'est pas si étonnante... Sauf que contrairement à ce dernier ce n'est pas forcément dans le bon sens.


    C'est sympas ce concept d'ennemi qui surgissent du haut sans qu'on ait le temps de réagir.
    Mais là j'ai un peu l'impression d'avoir la corde au cou...

    Boo ! Haunted House !

    Castlevania a toujours été une série avec une maniabilité plutôt rigide mettant en avant des ennemis au comportement assez figé dont il faut savoir anticiper le mouvement après avoir appris le pattern. Même le bien plus confortable Castlevania IV ne s'était pas risqué à changer l'identité même de la série.... Ici cependant c'est différent, l'air control est présent et les ennemis sont assez éloigné de ce qu'on pourrait attendre d'un Castlevania....

    Nous avons donc le fantôme au design quelconque qui avance en diagonal pour ensuite changer de sens au hasard,  des adversaires qui se tiennent aux cordes et que l'on voit au dernier moment, des âmes bizarres qui vont simplement en ligne droite, des chevaliers et zombie qui TOMBENT des plateformes pour que, pareil, on ne les voit pas toujours au bon moment... ou des grosses limaces qui tombent du plafond.


    Coucou, nous sommes des fantômes quelconques
    nous allons en diagonal et changeons de directions de temps en temps.... Une IA de Commodore 64 quoi !

    On pourrait croire que Castlevania a un bestiaire d'horreur random mais je pense sincèrement qu'il n'en est rien (Les têtes de Médusa ou les Puceman fallait y penser!) et les monstres plus classiques comme les squelettes avaient au moins un comportement un minimum intéressant... Ici ce n'est hélas pas vraiment le cas.

    Openvania

    Suivant un peu la tradition de Belmont's Revenge ou peut être juste par soucis de regarder ce qui se faisait dans Symphony of the Night, cet opus proposera régulièrement au joueur de choisir un chemin. C'est notamment l'occasion de chercher 5 objets dissimulé dans le jeu afin de débloquer la bonne fin. Une feature sympathique sur le papier mais qui hélas ne fait qu'alourdir le jeu.
    Il n'est pas rare pour un chemin alternatif de ne se terminer soit par absolument rien, soit par un peu de soin... Qui représente approximativement ce que vous aurez perdu en allant jusque là et sachant que les ennemis sont revenus derrière vous.... Chouette !
    Ou alors vous avez le cas où vous tombez sur la salle du boss alors que vous auriez bien aimez avoir l'objet du niveau pour débloquer la bonne fin... Et que le checkpoint vous empêche définitivement de revenir en arrière. Oui c'est pas mal aussi.


    Hum... j'ai fait tout ça pour un cœur et les ennemis sont réapparus....
    Super !

    D'ailleurs, si vous êtes comme moi et que vous aimez bien vérifier chaque passage parce que bon, on est là pour jouer après tout, sachez que le chrono sera tout juste suffisant pour que vous arriviez à la salle du boss pour y mourir sans pouvoir faire grand chose. C'est aussi ça, l'équilibrage Legends !
    Mais vraiment, en dehors de cette idée d'ouverture, le Level Design n'apporte pas réellement d'idée neuves comme avait pu le faire Adventure avant lui. Il paraît très peu inspiré de manière générale et ressemble plus à un jeu d'action/plateforme générique qu'à un Castlevania. Il n'y a plus trop ce concept de « one screen challenge » qui faisait un peu l'originalité des précédents épisodes mais ne le remplace par rien de bon.... A part peut être ces mémorables pièges du premier niveau où frapper un chandelier ouvre une trappe qui fait chuter un joueur confus. Ce dernier se retrouvera alors dans une arêne doté d'une musique répétitive à souhait, avec des plateformes posés de manière à rendre le truc désagréable à naviguer au possible et à se battre contre des vagues de zombies avec aucune autre récompense que le droit de revenir en haut et de continuer le jeu après avoir probablement perdu de la vie dans l'opération. Une excellente surprise quand ça vous arrive, vous pouvez en être sûr...

    Enfin, le jeu est globalement beaucoup plus facile que ses prédécesseurs notamment grâce aux nombreux outils que le joueur dispose même si le fait de devoir recommencer un endroit extrêmement agaçant à chaque fois que vous perdez devant un Dracula plutôt délicat à gérer n'a sans doute pas été la meilleurs décision de l'équipe de développement...

    Tranche oublié de Transylvanie

    Bon, vous l'aurez compris Legends possède beaucoup de défaut. Dans les faits il reste plus agréable à jouer que Aventure malgré tout grâce notamment à un framerate bien plus stable et un jeu globalement plus rapide tout de même. Le jeu est donc surtout sans grande surprise et se trouve même être bien moins beau que Belmont's Revenge autant du coté de ses décors que des animations des ennemis, systématiquement sur 2 images, même les boss !


    Dans les bonnes idées, Legends possède un niveau caché plutôt sympas.
    La manière dont on le trouve est d'ailleurs tout aussi cool !

    En revanche, l'OST possède de très bonnes surprises... Comme souvent. On notera des reprises de Bloody Tears/Vampire Killer avec leurs propres styles en passant par des valses originales. Des musiques de boss bien pêchu aux musiques de stage bien travaillé, le compositeur est a citer parmi les éléments vraiment agréable.

    L'autre passage mémorable se trouve être dans le setting que j'ai tût jusque là. Le joueur est en effet amené à jouer le premier membre de la famille Belmont qui se trouve être une femme du nom de Sonia Belmont. Avec une authentique histoire d'amour avec le bien aimé Alucard, fils de Dracula lui même. Ça fait l'air de rien une petite histoire de famille franchement sympas pour un jeu aussi peu engageant. Alucard est bien sûr dans le jeu et son intervention est plutôt amusante même si le fan assidu de la série pourra voir une erreur dans la date où sont censé se passer les événements... C'est que c'est tatillon un fan !

    Malgré tout il y avait quelque chose de fascinant pour moi, dans le fait que tous les épisode de Castlevania -même les plus mauvais-apportaient quelque chose à une chronologie générale, s'inscrivait quelque part, apportait quelque chose. Tout ces jeux au scénario minimaliste formait un tout plus grand où il était bon de se remémorer chaque personnage, chaque époque, de se dire que tel personnage est le fils de tel autre, de voir la généalogie se complexifier pour certains épisodes mais où tout rentrait à peu près dans l'ordre...


    "Oui, Écoutes moi Sonia, je t'ai fait un gosse puis je vais m'endormir et on ne se reverra plus jamais, ça va sinon ?"
    "Oui Alucard, je ne t'oublierais jamais mon amour !"

    Depuis bien évidemment, un certain IGArashi aura pris le soin de retcon toute cette histoire pour la remplacer par son drame personnel de la série, il déclarera entre autre chose que les vieux Castlevania sont joué par une majorité de joueur masculin qui ne fait qu'un avec leurs personnages et qu'il est donc préférable que les héros soient eux même masculin... Et que le rôle des femmes dans les histoires de vampire étaient plus de servir de sacrifice ce qui rendait l'ajout d'un personnage fort féminin difficile à faire dans les débuts de Castlevania.... Bon... Pour être juste, il a aussi déclaré que c'est parce qu'il pensait que c'était vraiment un jeu naze et qu'il réfléchirait à faire des héroines dans la série pour plus tard dans la chronologie et il tiendra parole ! En attendant fermons cette parenthèse et revenons à nos moutons.


    End of Dark and White Times

    Castlevania Legends est un jeu qui a malheureusement de grands défauts. De ses idées d'ouverture maladroitement amenées à un Level Design quelconque voir agaçant, on en viendrait presque à ne plus reconnaître Castlevania lui même lorsque l'on aperçoit les comportements ennemis et le gameplay général ! Heureusement, le jeu se manie tout de même pas si mal et les musiques/setting nous rassure sur l'appartenance de la série. Cela reste pas glorieux mais j'imagine que ça sauve en partie les meubles...


    Sonia Belmont aurait pu être un ajout intéressant dans le lore de Castlevania...
    Mais son jeu valait pas grand chose et l'autre jeu où elle aurait pu apparaître - Castlevania Ressurection sur Dreamcast - a été malheureusement annulé. Triste...
    En attendant... Regardez comme il est TROP choupi bébé Trévor ! Gouzi gouza !





    Conclusion sur la série

    Certes, Belmont's Revenge est un jeu qui fait sans doute partie des meilleurs jeux d'action/plateforme de la Game Boy mais malgré ça, il faut reconnaître que le résultat est assez peu glorieux et est souvent décrit comme la trilogie la plus mauvaise des Classicvanias.... (Ce qui, quand on y réfléchit, est peut être pas trop SI insultant que ça vu la qualité de la série) Malgré tout, quelques idées ont su se dessiner au fil des épisodes. Des cordes aux boules de feu en passant par les one screen challenge ou les origines même du lore de Castlevania, cette trilogie a malgré tout une identité propre.

    Il aurait été bien dur d'imaginer que les Castlevanias pouvaient se faire une place décente sur portable cependant... Et pourtant, c'est bien sur des plateformes nomades que la série donnera parmi ses meilleurs épisodes à partir de ce moment là. Mais cela est une autre histoire...


    Dernière édition par Haganeren le Ven 10 Juin - 1:28, édité 3 fois
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    Marcelin

    Messages : 46
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    Re: [Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

    Message  Marcelin le Mer 3 Fév - 11:18

    Bonjour,

    c'est rigolo comme article, ça me rappelle des souvenirs de l'époque où j'aimais bien les Castlevania, et où j'avais tenté de jouer à ces épisode GameBoy, notamment à Legends. Naturellement, considérant le peu de goût que j'avais pour les jeux de la première Gameboy, j'avoue n'y avoir aucunement accroché, et encore moins y avoir progressé au-delà du tout début...
    C'est quand même vraiment étrange de faire un article sur cette trilogie, car ce sont tout de même des jeux franchement négligeable que ces trois Castlevania sur Gameboy. A la limite, lire l'article nous épargne de les faire en résumant avec pédagogie leurs qualités et défauts du point de vue d'un joueur relativement neutre et s'étant tout de même un peu forcé de tous les finir, conscience professionnelle qu'il convient de saluer (franchement, je ne l'aurais pas fait), mais il faut quand même admettre que ces épisodes sont les proscrits de la série à double titre, puisque non seulement sont-ils, d'une critique unanime, très moyens par rapport au reste de la série (sans doute faits par une petite équipe débutante de chez Konami), mais encore ces derniers ne sont plus même intéressant du point de vue scénaristique, puisque l'épisode qui aurait pu encore avoir un début d'intérêt chez le fan, j'entends Legends, a été retiré du scénario principal par Igarashi, qui s'amuse à refaire l'histoire de la série un peu à-la-ministère de la Vérité en sélectionnant soigneusement ce qui mérite de rester dans les mémoires et ce qui ne le mérite pas.
    J'avoue que je ne ferai jamais ces épisodes, surtout que même sur le point historique, ils semblent être des sorte de mauvais portages niveau mécanique des épisodes modèles sur console (que ce soit les Castlevania NES pour les deux premiers, ou Symphony of the Night pour le troisième).

    Cependant, l'article est excellent qui résume rapidement l'essentiel de ce qu'il y a à savoir de ces épisodes, et qui permet de mieux en parler après coup, lorsque, je dois bien l'avouer, je ne connaissais auparavant ces épisodes guère que de nom et de réputation. Très bon article, très clair et compréhensible !
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    Haganeren

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    Re: [Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

    Message  Haganeren le Mer 3 Fév - 12:23

    Oh oh, tu dis pas mal de chose intéressante que je vais me faire un plaisir certain de répondre.

    Déjà, pour le coté "négligeable" oui et non. Étant les épisodes les moins connus de la série, j'estime qu'il est au contraire des plus intéressants pour un fan de voir de quoi il en retourne et peut être lui donner envie de s'y mettre.

    Aucun des jeux cités sont complètement nul et chacun ajoute son propre plat sur la table,
    Adventure est malheureusement trop poussif et frustrant mais est bourré d'inventivité.
    Belmont's Revenge est un très bon jeu d'action plateforme malheureusement limité par son support mais pompe peut être un peu trop Adventure
    Legends est un jeu intéressant dans son setting et n'est pas trop frustrant à jouer mais sent l'amateurisme dans le Level Design.

    Je ne regrette en rien le temps investis sur eux d'un point de vue purement ludique et je pense que c'est le cas pour la majorité des fans de la série malgré quelques passages de frustration. Après, oui, négligeable dans le sens où il y'a quand même bien des Castlevanias à faire avant d'aller à ceux là. Sur le plan plus personnel, voir des jeux tenter des trucs (car ils en tentent !) et se planter pour divers raisons est quelque chose de très intéressant. (Notamment sur les chemins alternatifs dans les jeux.. Ou la gestion du Level Design) J'arguerais qu'il y'a eu plus d'effort dans les idées sur ces jeux que sur Vampire Kill sur SNES, ce remake de Rondo of Blood du pauvre qui semble avoir été fait-certes consciencieusement- mais sans grand effort de se démarquer.


    Après ouais, y'a le bon vouloir de l'ami IGA... Perso après, j'ai vécu à un temps où ce monsieur n'était pas encore intervenu pour nous apprendre que les femmes ne sont pas à même à tenir un fouet comme les hommes donc j'ai toujours pris ses mots avec quelques pincettes. (Je me souviens d'un débat qu'on avait déjà il y'a un moment toi et moi sur le sujet) Surtout que sa propre vision de la préquelle de Castlevania est loin de m'avoir convaincu sur le plan strictement logique. (Dracula s'est mis à détester l'humanité après la mort de la mère d'Alucard, quelque chose raconté dans Symphony of the Night, bien officiel. L'idée que ce qui fait que Dracula devient un vampire à cause de la mort d'une AUTRE femme m'est apparu comme redondant, illogique et sans grand intérêt... Ca me fait dire que ce type, Dracula, suffit de lui trouver une bonne femme et il ne terroriserait plus la population !)

    En plus de ça, à part une date qui était de toute façon fausse dès sa sortie, il n'y a rien qui empêche LOGIQUEMENT Legends d'être dans la timeline à part les dires d'un directeur qu est aujourd'hui viré de chez Konami. (Mais qui n'a pas été viré de Konami de nos jours....) Je pense que Legends est l'un des moments scénaristiques de Castlevania les plus marquants de la série (Cette idée que j'exprime dans l'article comme quoi même un jeu misérable trouve sa place dans la Chronologie) donc je lui trouve un grand intérêt à ce niveau.


    Bref, tout ça n'est que réponse rhétorique je suis cependant moins d'accord sur le coté "copie" des mécaniques des consoles de salon... Justement, pas vraiment, il y'a dans les deux premiers épisodes une façon de construire le jeu qui est directement lié à la GameBoy et à la limitation de sa technologie, un peu comme le Castlevania MSX qui ne se trouve être que des plans fixes par limitation de la machine. Au contraire, même dans leur médiocrité, personne n'a copié et ils ont chacun essayé d'apporter leurs propres idées... Quitte à se foirer lamentablement dans le process. Pas mal des idées reviendront dans le "remake" d'Adventure sur Wiiware. Malheureusement on n'y reverra pas ces One Screen Challenge ou des plafond et sols entiers écraser le joueur... Comme quoi. (Par contre de manière amusante, LUI a su très bien gérer les parcours alternatifs) Legends, lui, fait son truc dans son coin avec ses concepts à lui... Bon....

    En tout cas merci pour cette réponse !
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    Weldar

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    Re: [Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

    Message  Weldar le Mer 3 Fév - 12:52

    C'est un joli dossier cher Haga.

    Je ne pense pas être aussi indulgent que toi concernant Adventure, malgré ses fausses bonnes idées (fausses dans le sens, que ce sont plus un compromis pour remplacer les features que les stagiaires n'ont pas réussi à retranscrire sur Game Boy), ce jeu reste désagréable à jouer.
    Néanmoins, il offre un sacré challenge qui restera en tête, un troisième stage que je trouve fort sympathique et un thème musical mémorable (le premier stage)... et ironiquement, les nouvelles features du jeu feront l'aura de la trilogie Game Boy qu'Igarashi reprendra pour son "reboot".
    Dans le fond, on a presque une nouvelle IP vu qu'on retrouve pratiquement aucun ennemi des jeux originaux et inversement, des ennemis qu'on ne retrouvera pas dans un autre jeu (les yeux qui roulent sur le sol, les espèce de têtes mutantes qui crachent des balles rebondissantes...), ainsi qu'en terme de feeling dans le level-design.

    Belmont's Revenge est la suite qui corrige tous les défauts du précédent et inversement, je te trouve dur de dire "ouais, mais pas assez de nouveauté", alors que la grosse nouveauté est d'être surtout plus agréable à jouer. flower
    Cela dit, ce n'est pas un opus que je referais avec plaisir, peu mémorable, malgré sa petite structure à la Megaman et l'ambiance du château des plantes.


    Quant à Legends, je me souviens plus tellement du jeu, hormis de son plot, de son héroïne (une Belmont sur un ensemble de héros masculins, on ressort évidemment) et du stage optionnel, ou même du dernier qui était assez long où on démarrait des cavernes pour finir dans une église.
    Le jeu était assez varié dans ses environnements en se rapprochant le plus du Castlevania classique (cimetières, souterrains, geôles, tour horloge, bibliothèque...etc.), en plus d'y apporter une touche d'exploration... mais euh.. oui... en te relisant, le level-design était mal foutu qu'on pouvait louper les objets importants sans le savoir lors du premier run.
    Cela dit, en termes de level-design, de gimmicks... je me souviens plus tellement du jeu, ce qui peut être révélateur en te lisant. Je ne me souvenais pas non plus d'un patern plus aléatoire des ennemis, c'est une analyse intéressante que tu en tires là.

    Hagarderie a écrit:
    Depuis bien évidemment, un certain IGArashi aura pris le soin de retcon toute cette histoire pour la remplacer par son drame personnel de la série, il déclarera entre autre chose que les vieux Castlevania sont joué par une majorité de joueur masculin qui ne fait qu'un avec leurs personages et qu'il est donc préférable que les héros soient eux même masculin... Et que le rôle des femmes dans les histoires de vampire étaient plus de servir de sacrifice ce qui rendait l'ajout d'un personnage fort féminin difficile à faire dans les débuts de Castlevania.... Bon... Pour être juste, il a aussi déclaré que c'est parce qu'il pensait que c'était vraiment un jeu naze et qu'il réfléchirait à faire des héroines dans la série pour plus tard dans la chronologie et il tiendra parole ! En attendant fermons cette parenthèse et revenons à nos moutons.

    Je ne me souvenais plus qu'IGA avait sorti l'argument machiste "oui, les femmes restent à la cuisine et se font enlever par les vampires" pour justifier l'écartement de Sonia Belmont, ce qui est du coup, assez contradictoire quand on le voit développer le personnage de Shanoa dans Ordre of Ecclesia, ou encore, plus récemment, Miriam dans son Bloodstained.
    Développer sa propre préquelle expliquant l'origine de la saga devait lui tenir vraiment à coeur qu'il était dégoûté qu'un scénariste fut plus rapide que lui, surtout pour un jeu "moyen" sur Game Boy.

    On a déjà discuté autour de ce qu'apporte Lament of Innocence en termes de timeline dans la saga, et c'est vrai, que c'est à tirer par les cheveux si on veut y trouver une explication logique. D'autant plus que Castlevania, ce n'est pas Zelda, autre saga qui s'amuse plus ou moins, à être avare en informations pour forcer les joueurs à se faire leurs propres spéculations.
    Pour en revenir à LoI, on pourrait imaginer que Mathias haïs d'abord Dieu, lui rendant responsable de la mort de sa femme Elizabetha et souhaite devenir vampire (en s'appropriant de la pierre cramoisie, faisant de lui le maître de la Mort en personne), pour provoquer Dieu. Je ne me souviens plus si Mathias dit "fuck the mankind" et il faudrait que je me refasse un run du jeu pour le besoin de la review, mais dans ce cas, peut-être qu'il se met à vraiment détester l'humanité après la mort de sa seconde femme, humaine qui a su faire fondre son coeur de tsundere? Il a rapidement fait le deuil de sa première femme le bougre!
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    Haganeren

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    Re: [Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

    Message  Haganeren le Mer 3 Fév - 18:30

    Weldar a écrit:C'est un joli dossier cher Haga.

    Je ne pense pas être aussi indulgent que toi concernant Adventure, malgré ses fausses bonnes idées (fausses dans le sens, que ce sont plus un compromis pour remplacer les features que les stagiaires n'ont pas réussi à retranscrire sur Game Boy), ce jeu reste désagréable à jouer.
    Néanmoins, il offre un sacré challenge qui restera en tête, un troisième stage que je trouve fort sympathique et un thème musical mémorable (le premier stage)... et ironiquement, les nouvelles features du jeu feront l'aura de la trilogie Game Boy qu'Igarashi reprendra pour son "reboot".
    Dans le fond, on a presque une nouvelle IP vu qu'on retrouve pratiquement aucun ennemi des jeux originaux et inversement, des ennemis qu'on ne retrouvera pas dans un autre jeu (les yeux qui roulent sur le sol, les espèce de têtes mutantes qui crachent des balles rebondissantes...), ainsi qu'en terme de feeling dans le level-design.

    Je suis pas vraiment d'accord pour le coup de la nouvelle IP. Justement je pense l'inverse.
    Castlevania Adventure a d'une certaine manière parfaitement fait sa transition Game Boy sur le plan purement monster design. Ils savaient qu'ils ne pourraient pas envahir l'écran de tête de médusa sur GameBoy par exemple, alors ils ont inventé d'autres trucs comme la boule qui rebondit. Chacun des nouveaux ennemis respectent parfaitement bien la philosophie de Catlevania, les yeux qui roulent et qui emportent des morceaux de pont avec eux me semble pas être une "fausse bonne idée" c'est quelque chose qui, si il avait été vu dans Castlevania IV aurait été mis en avant et décrite comme exceptionnel. L'ennemi avec ses boomerang et exploite parfaitement les stances accroupi et sauté du joueur. Le fait de perdre ses power up de fouet est aussi une idée que j'aurais bien vu dans d'autres Castlevania (mais pas aussi mal exécuté, on est d'accord), ce ne sont pas des idées pour remplacer d'autres, c'est juste de nouvelles idées.

    Là où les Castlevania GameBoy changent un peu c'est qu'ils sont moins orienté sur le combat de monstre (pour ça que ces derniers doivent être plus solide et moins nombreux) et plus sur la plateforme et challenge du genre. Je rappelle que nous sommes en 1989 donc Castlevania 1 était encore LA référence. A partir de là ils ont réussi à trouver tout un tas de nouveaux ennemis qui conviennent à la GameBoy et qui FONT Castlevania, qui ont la même philosophie... Même si le jeu est à la fin plutôt mauvais.

    Je suis à peu près sûr que le jeu n'a pas bénéficié d'un temps de développement suffisamment grand, je ne pense pas que ce soit une question de stagiaire, mais plus du fait que bennnn la GameBoy venait de sortir quoi. Cela fait que le jeu a un rythme très lent, ça fait que du coup le personnage parait très lourd même si effectivement le saut n'est pas suffisamment précis.

    Bref, le jeu est mauvais, pas de doute, mais que cela ne nous empêche pas de voir qu'il y'avait tout de même des types qui savaient ce qu'ils faisaient derrière. Si tous les étrons vidéoludiques étaient dû à l'incompétence seule, ça se saurait ! J'insisterais peut être d'avantage dans la review au fait que le jeu reste mauvais, peut être qu'on a l'impression que je l'excuse trop ce qui n'est pas vraiment le cas.


    Weldar a écrit:Belmont's Revenge est la suite qui corrige tous les défauts du précédent et inversement, je te trouve dur de dire "ouais, mais pas assez de nouveauté", alors que la grosse nouveauté est d'être surtout plus agréable à jouer. flower
    Cela dit, ce n'est pas un opus que je referais avec plaisir, peu mémorable, malgré sa petite structure à la Megaman et l'ambiance du château des plantes.

    C'est pas une nouveauté ça.... C'est normal d'être agréable à jouer.
    Après, c'est le meilleurs jeu oui mais il est aussi vrai qu'ils ont vraiment pas inventé grand chose depuis Adventure. Ils s'en sont servis comme base. Quand on y pense avant y'avait quoi ? Castlevania 1, 2, 3, Haunted Castle, Vampire Killer sur MSX, peut être le 4 (je sais plus les dates) et Adventure. Tous étaient très différent, ça en fait la première suite "sans grande nouveauté" et l'un des rares épisodes de la série du genre. Je trouve que ça mérite d'être souligné.


    Weldar a écrit:Je ne me souvenais plus qu'IGA avait sorti l'argument machiste "oui, les femmes restent à la cuisine et se font enlever par les vampires" pour justifier l'écartement de Sonia Belmont, ce qui est du coup, assez contradictoire quand on le voit développer le personnage de Shanoa dans Ordre of Ecclesia, ou encore, plus récemment, Miriam dans son Bloodstained.

    Pas "tant" que ça vu qu'il dit avoir développé Shanoa en retour des fans qui lui demandaient ça depuis longtemps.... Faut croire qu'il y a pris gout vu Miriam par contre oui. S

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    Re: [Konami] Les Castlevanias sur GameBoy

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